En quoi consiste l’assurance-vie ?
L’assurance-vie est un contrat qui met en
scène plusieurs personnes : l’assureur (qui versera le
capital au bénéficiaire), le souscripteur (qui paie les
primes et sur la tête duquel le contrat est conclu) et le
bénéficiaire (qui recevra le capital ou la rente garanti au
dénouement du contrat).
Elle permet de répondre à des attentes
variées, qui vont de la volonté de transmettre un capital à
son décès ou d’assurer la protection d’un enfant handicapé
dont on assure l’existence (on parle alors d’assurance en
cas de décès) à celle de se constituer une épargne en cas
d’incapacité ou pour la retraite (on parle ici d’assurance
en cas de vie).
Elle offre au souscripteur une grande
souplesse et une grande liberté. Il peut par exemple
modifier à tout instant l’identité du bénéficiaire. A cet
égard, il est important de rappeler que, depuis une loi du
17 décembre 2007, cette modification peut intervenir même si
le bénéficiaire a accepté le contrat que vous avez souscrit
à son profit.
L’assurance en cas de décès est souvent présentée comme
un moyen de transmettre une partie de son patrimoine hors
succession. Est-ce exact ?
L’un des principaux avantages de
l’assurance en cas de décès est que le capital reçu par le
bénéficiaire est réputé ne pas faire partie de la succession
du souscripteur. Il échappe ainsi aux règles relatives à la
réserve héréditaire et à l’impôt sur les successions.
Mais, attention. L’exonération fiscale
est soumise à de nombreuses conditions : identité du
bénéficiaire, date de souscription du contrat ou de paiement
des primes, âge du souscripteur, montant de primes, ... Par
ailleurs, si ces dernières représentent une part trop
importante de votre patrimoine, vos héritiers pourraient
demander en justice à ce qu’elles soient réintégrées à
l’actif successoral.
Avant de souscrire un contrat d’assurance
sur la vie, il ne faut donc pas hésiter à interroger votre
notaire. Sa compétence en matière de droit patrimonial de la
famille vous garantit un conseil impartial et désintéressé
et pourra vous éviter de mauvaises surprises.
Quels conseils pourriez-vous donner aux souscripteurs de
contrats d’assurance-vie ?
Lors de la souscription du contrat, il
faut avant tout veiller à la désignation du bénéficiaire.
C’est une opération aussi importante que la rédaction d’un
testament. Si l’on veut éviter toute difficulté, il faut
prendre le temps de bien y réfléchir et se méfier des
clauses pré-remplies qui ne sont pas toujours adaptées.
Cette désignation peut être faite par testament déposé chez
votre notaire et notifié à la compagnie d’assurance. Vous
bénéficierez ainsi des conseils d’un juriste de proximité
et, parce que votre testament est publié sur une fichier
national auquel tous les notaires ont accès, vous serez
certain que l’existence du contrat d’assurance sera, à votre
décès, révélé sans retard aux bénéficiaires.
Pour en savoir plus, parlez-en avec votre
notaire de famille.
CSN – Mai 2009